En présidant, jeudi dernier au Musée des Civilisations noires, la cérémonie officielle de lancement de la 16e Biennale de l’art africain contemporain, Dak’Art, le ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Alpha Thiam, a réaffirmé le soutien de l’État au Dak’Art. Il a également inscrit cette édition, placée sous le thème « (Anti)fragilité : arts de la réparation et stratégies du contre
153 lectures
La 16e Biennale de l’art africain contemporain de Dakar doit se tenir du 19 novembre au 19 décembre 2026. Après une édition 2024 qui avait accueilli plus de 780 000 visiteurs, ce rendez-vous entend conserver son statut de plateforme majeure de l’art contemporain africain.
Pour le ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme Alpha Thiam, Dak’Art dépasse désormais le seul cadre du monde de l’art. « La Biennale constitue une vitrine de notre souveraineté culturelle », a-t-il déclaré.
Une souveraineté qu’il ne conçoit toutefois pas comme un repli. Le ministre insiste au contraire sur la nécessité de conjuguer affirmation culturelle et ouverture : « Nous pouvons être souverains et ouverts, nous y croyons. »
Cette approche s’inscrit dans la ligne qu’il défend depuis sa nomination au ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme en juin 2026. À sa prise de fonction, Alpha Thiam avait déjà présenté la culture comme un levier de souveraineté, de transformation économique, de rayonnement international et de création d’emplois.
M. Thiam a également défendu le choix du thème de cette édition : « (Anti)fragilité : arts de la réparation et stratégies du contrecoup ». Pour lui, cette notion permet d’interroger les réponses possibles aux bouleversements contemporains.
La RDC, pays invité d’honneur
Dans la continuité du thème de cette année, la République démocratique du Congo est le pays invité d’honneur du Dak’Art 2026. Un choix pas anodin si on en croit Alpha Thiam. Il a décrit la RDC comme un pays « riche de sa diversité », régulièrement confronté à des « blessures » et des « meurtrissures », mais dont la capacité à transformer ses fractures en force lui paraît particulièrement en phase avec l’esprit de la Biennale.
Statut de l’artiste et copie privée : les autres chantiers
L’allocution du ministre ne s’est pas limitée au Dak’Art. Alpha Thiam a profité de la cérémonie pour faire le point sur plusieurs dossiers qui concernent directement les professionnels de la culture.
0 commentaire
Aucun commentaire pour l'instant.