En marge de la conférence de presse animé par le parti Pastef, Marie Rose Faye ancienne ministre, ancienne porte-parole du gouvernement et actuelle directrice de cabinet du président de l'Assemblée nationale a pris la parole pour clarifier la position de sa formation politique face à l'examen de la loi de finances rectificative (LFR2026).
Selon la responsable Pastef, l'adoption de cette LFR comporterait des risques majeurs pour le pouvoir d'achat, notamment en raison d'une restructuration se traduisant par une baisse des subventions sur l'énergie et une répercussion directe sur le prix du gasoil. S'inscrivant dans la ligne tracée par Ousmane Sonko, elle a insisté sur le fait qu'on ne saurait faire reposer l'effort budgétaire uniquement sur la suppression des subventions sans interroger le niveau élevé des taxes perçues par l'État sur les carburants. Face à des Sénégalais jugés déjà lourdement éprouvés, le parti estime que la facture doit également être partagée par l'État.
Interrogée sur les bruits de couloir et les spéculations autour d'une éventuelle dissolution de l'Assemblée nationale, Marie Rose Faye a tenu à recadrer le débat. Pour PASTEF, ces considérations institutionnelles relèvent de la prérogative exclusive du président de la République et ne doivent pas détourner l'attention de l'essentiel. L'urgence, selon elle, demeure l'analyse concrète de l'impact des textes financiers sur les conditions de vie des citoyens, loin des calculs politiciens.
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