Le parti Pastef s'opposera au vote du projet de loi de finances rectificative (LFR) pour l'année 2026. L'annonce a été officialisée par Ousmane Sonko, président du parti au pouvoir, au cours d'un point de presse organisé à Dakar ce lundi 19 octobre 2026, en dépit de la demande d'examen prioritaire émanant du président de la République, Bassirou Diomaye Faye.
Le texte ne respecte pas les orientations de l'Agenda national de transformation,
Transmis au Parlement il y a deux semaines, le texte ne respecte pas les orientations de l'Agenda national de transformation, d'après les déclarations d'Ousmane Sonko. Il a notamment pointé du doigt une baisse des budgets sociaux alloués à l'éducation et à l'emploi professionnel, tout en affirmant que l'investissement ne constitue pas une priorité pour le gouvernement actuel.Le dirigeant du Pastef considère en outre que l'adoption de ce texte engagerait directement la responsabilité des députés, estimant que « l'Assemblée nationale serait complice » des agissements gouvernementaux si elle venait à l'adopter.
Parmi les principaux points de friction figure la diminution des subventions accordées aux produits pétroliers. Celles-ci ont chuté de 790 milliards à 552 milliards de francs CFA, ce qui représente une baisse d'environ 30 % que le responsable attribue aux contraintes de l'accord passé avec le Fonds monétaire international (FMI).
Cette baisse des subventions fait craindre une hausse des prix à la pompe, Ousmane Sonko ayant mentionné une augmentation potentielle du litre de diesel, qui s'établit présentement à 755 francs CFA. Il a également précisé que l'accord conclu avec le FMI fixe un plafonnement des subventions à 1 % du produit intérieur brut (PIB).En conclusion, Ousmane Sonko a averti que sans modifications de la part du gouvernement pour corriger ces insuffisances, la LFR 2026 ne sera pas votée en l'état par l'Assemblée nationale.
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Heureusement qu'il est toujours là pour avertir