Sur le plateau d’Evenprod Medias, le politologue Yoro Dia, ancien ministre et ancien porte-parole de la présidence de la République n’a pas varié d’un iota sa ligne critique. Habitué des interventions au vitriol, le journaliste a livré une charge méthodique contre la gestion économique et institutionnelle du pouvoir, prenant pour cible principale Ousmane Sonko.
Les sorties de Sonko relèvent, selon l’analyste, du « grand théâtre ». À l’appui de cette démonstration, il pointe une fiscalité qu'il qualifie ironiquement de « taxes Sonko », frappant des segments névralgiques comme le transfert d'argent mobile décrit comme « l'économie de la survie » ou encore les produits énergétiques. Pour Yoro Dia, le compte n’y est pas : en privilégiant une politique d'ajustements permanents et de subventions qu’il juge intenables, le gouvernement se tromperait de combat. La vocation de l’État, martèle-t-il, ne saurait être de « démocratiser la pauvreté » sous couvert d'assistanat, mais de rétablir un climat de confiance propre à libérer l'initiative privée.
« chaos institutionnel »
Au-delà des indicateurs budgétaires, c’est la méthode gouvernementale qui est clouée au pilori. En s’opposant aux équilibres de la loi de finances rectificative et en multipliant les bras de fer institutionnels, Sonko orchestrerait un véritable blocage selon l'ancien conseiller du président Macky Sall.
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