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Octobre rose
LISCA PERFORM Fasséma — Épisode 12
Politique

Le Premier ministre Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo prône la rigueur financière sans renier l’héritage de « Sénégal 2050 »

Publié le 8 septembre 2026 à 19h04

Devant l’Assemblée nationale, le chef du gouvernement a exposé sa Déclaration de politique générale. Entre orthodoxie budgétaire imposée par la dette et réorientation méthodique de l'action publique, l'ancien cadre de la BCEAO imprime sa marque.

E Evenprod Medias Publié le 8 septembre 2026
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C’est un exercice de haute voltige institutionnelle et d'orthodoxie économique auquel s'est livré, mardi 8 septembre, le Premier ministre sénégalais Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo. Face aux députés réunis en séance extraordinaire, le chef du gouvernement a prononcé sa Déclaration de politique générale (DPG), un peu plus de trois mois après sa prise de fonction fin mai.

Le cap conservé, la méthode révisée

Accueilli dans l'hémicycle sous l'œil vigilant de la majorité comme de l'opposition, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo a d'emblée balayé toute idée de rupture idéologique avec le projet porté par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Le référentiel de transformation systémique « Sénégal 2050 » demeure l'unique boussole. « Je ne viens pas vous annoncer une autre vision pour le Sénégal », a martelé le Premier ministre, insistant sur le fait que le cap reste inchangé.

L’épreuve des comptes publics et de la dette

Porté par un diagnostic financier alarmant hérité des audits de 2024 — qui ont révélé un endettement consolidé atteignant 132 % du PIB et un déficit budgétaire réévalué à plus de 13 % , le Premier ministre a défendu les choix de son cabinet. Alors que la croissance hors hydrocarbures fléchit et que l'accès aux marchés financiers internationaux s'est tari à la suite de dégradations en chaîne par les agences de notation, Dakar formalise sa stratégie de redressement.

Fin des subventions généralisées et recentrage social

Pour tenir les engagements pris dans le cadre du mémorandum 2026-2029 avec le FMI, l'État s'apprête à trancher dans les dépenses de soutien. Les subventions énergétiques, jusqu'ici captées à plus de 60 % par les ménages les plus aisés, seront progressivement ramenées à moins de 1 % du PIB d'ici 2029. Un tarif social d'électricité préservera les foyers modestes, mais les prix à la pompe et à la consommation industrielle refléteront davantage la réalité des coûts.

Souveraineté productive et grands chantiers

Sur le terrain économique, le gouvernement met l'accent sur la transformation locale des ressources naturelles. L'arrivée sur le réseau électrique du gaz issu des gisements extracôtiers Grand Tortue Ahmeyim (GTA), prévue pour début 2027, doit permettre de réduire de 30 % le coût du kilowatt-heure d'ici la fin de la décennie. Le Premier ministre a toutefois pointé du doigt les manquements constatés dans la reprise de certains actifs gaziers, notamment le non-recouvrement de 55 millions de dollars d'indemnités dues à l'État dans le dossier Yakaar-Teranga.

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