Alors qu’un mot d’ordre de grève de 72 heures a été lancé par le Front syndical pour la défense du travail (FSDT), le mouvement ne connaît pas de suivi du côté de l'Association de financement des professionnels du transport urbain (AFTU). Sur le terrain, la circulation des bus de l'AFTU se poursuit normalement, offrant un répit partiel aux usagers de la capitale
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Dès les premières heures de la matinée, les départs s'enchaînent et le personnel est bien présent sur les lignes, se distinguant ainsi de l'arrêt de travail observé par la société Dakar Dem Dikk.
Interrogés sur place, plusieurs conducteurs et responsables de lignes ont tenu à clarifier la situation : « AFTU ne fait pas partie de cette grève, parce que lorsque nous sommes en grève, Dakar Dem Dikk ne le fait pas », relève un acteur du secteur. Les motivations de ce mouvement restent propres aux initiateurs de la grève du FSDT.Soulagement mitigé des usagers
Pour les usagers, surpris pour la plupart en arrivant aux arrêts sans information préalable, le maintien des bus AFTU constitue une alternative inespérée face aux difficultés de transport. « C'est vrai que vous venez de me l'apprendre. Moi j'étais juste en train d'attendre le bus même, le bus 217 », lance un passager. L'absence des bus de transport public habituels contraint de nombreux citoyens à se reporter sur ces lignes ou à se tourner vers d'autres solutions de substitution comme les taxis.
Malgré cette fluidité relative constatée par certains chauffeurs sur les axes desservis par l'AFTU, les répercussions de la grève du FSDT se font lourdement ressentir sur d'autres axes stratégiques, notamment vers les Parcelles Assainies, où les clients subissent de plein fouet les perturbations liées à l'immobilisation des flottes concurrentes.
À l'heure actuelle, les instances dirigeantes de l'AFTU n'ont pas encore fourni d'explications formelles ou de communiqué détaillé sur les raisons de leur non-participation à ce mouvement de grève de 72 heures.
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