Entre l'angoisse des diagnostics, la lourdeur des protocoles et l'espoir d'une rémission, le service d'oncologie-radiothérapie du CHNCAK de Touba est le théâtre de batailles intimes et poignantes. C'est dans ce haut lieu de soins que nous avons suivi le parcours de trois femmes d'exception Aïssatou, Seynabou et Absa , unies malgré elles dans le combat de leur vie face aux cancers féminins
Pour Aïssatou, âgée de 45 ans, le parcours commence par l'épreuve la plus redoutée : la table d'opération. Elle a subi une mastectomie, une ablation totale du sein rendue indispensable par la progression d'un cancer diagnostiqué un peu plus tôt, en 2025. Réalisée sous anesthésie générale lorsque la tumeur est trop importante, cette intervention radicale vise à enrayer la maladie. Mais pour la patiente, le réveil dans sa chambre d'hôpital, le visage fatigué mais empreint d'une dignité poignante, marque seulement le début de la lutte.
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La dure épreuve de la chirurgie et du diagnostic
Pour Aïssatou, âgée de 45 ans, le parcours commence par l'épreuve la plus redoutée : la table d'opération. Elle a subi une mastectomie, une ablation totale du sein rendue indispensable par la progression d'un cancer diagnostiqué un peu plus tôt, en 2025. Réalisée sous anesthésie générale lorsque la tumeur est trop importante, cette intervention radicale vise à enrayer la maladie. Mais pour la patiente, le réveil dans sa chambre d'hôpital, le visage fatigué mais empreint d'une dignité poignante, marque seulement le début de la lutte.
Dans les couloirs du service, les chiffres rappellent l'urgence de la situation. Entre janvier et septembre 2026, ce sont 56 cas de cancer du col utérin et 108 cas de cancer du sein qui y ont été recensés, confirmant la forte prédominance des cancers gynécologiques. Derrière la froideur statistique se cachent des mères rongées par l'angoisse de l'avenir.Aïssatou n'est pas un cas isolé. Dans les salles de consultation, d'autres femmes franchissent le seuil le cœur battant. Seynabou et Absa, venues pour des symptômes évocateurs une boule suspecte à la poitrine pour l'une, des douleurs et des saignements anormaux pour l'autre , portent en elles la peur de l'inconnu. Après les consultations, les examens cliniques, les mammographies et les biopsies indispensables pour déterminer si les lésions sont bénignes ou malignes, le verdict tombe : le diagnostic du cancer est posé.Une prise en charge pluridisciplinaire et de pointe
Face à la maladie, le service déploie une organisation rigoureuse. Aucune décision n'est prise à la légère. Chaque semaine se tient la Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP), un staff médical où tous les spécialistes décortiquent minutieusement les dossiers des patientes. C'est ici que l'on valide collégialement les protocoles précis, qu'il s'agisse de définir le schéma d'une chimiothérapie néoadjuvante ou d'ajuster les traitements.
L'hôpital se positionne comme un pôle de référence doté d'infrastructures de pointe répondant aux normes internationales. De la salle de préparation des médicaments — équipée d'une hotte à flux laminaire et d'une chambre froide garantissant la conservation sécurisée des produits grâce à un suivi informatisé jusqu'aux unités de traitement, tout est pensé pour fluidifier le parcours de soins.En salle de chimiothérapie, les patientes reçoivent leur cure installées côte à côte. Plus loin, le bunker de radiothérapie externe abrite un accélérateur linéaire de particules de pointe (de type Variant Unique). C'est là que les techniciens positionnent minutieusement les patientes, s'appuyant sur des lasers de précision pour reproduire exactement les repères de simulation. Une fois les réglages effectués, l'équipe rejoint la salle de commande pour administrer les séances en toute sécurité radiologique à travers des écrans de contrôle.Le défi crucial de la prévention
À travers les destins croisés d'Aïssatou, Seynabou et Absa, c'est toute la réalité des cancers féminins au Sénégal qui se dessine. Si les causes exactes du cancer du sein restent complexes, rendant l'autopalpation et la détection précoce des armes indispensables pour sauver des vies, le cancer du col de l'utérus dispose quant à lui d'un moyen de prévention redoutable : la vaccination des jeunes filles à travers le Programme Élargi de Vaccination (PEV).
À l'Hôpital Cheikh Ahmadou Khadim de Touba, entre rigueur scientifique, plateau technique de pointe et humanité du personnel soignant, ces femmes mènent un combat acharné, rappelant que face à la maladie, chaque minute et chaque geste de prévention comptent.
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Félicitations Du vrai journalisme